Journée de Recherche Juin 2015

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             Autour du « coping » : Le faire-face

                                   Croisement des stratégies de défenses, en regard des stratégies cognitives et comportementales, au sein des organisations

            Mots-Clés : Résistance, résignation, retrait, décrochage… ou/et Courage, volonté, détermination, audace, créativité…

   Vendredi 05 Juin 2015

     102,  Rue Coureilles
      17000  La Rochelle
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Ce sujet interroge les stratégies de « coping » des managers (dirigeants, cadres…) d’une part, et ces mêmes stratégies concernant les collaborateurs d’autre part. Le champ est celui du management des organisations et des entreprises. Ces stratégies peuvent être considérées de part et d’autre, mais également dans le cadre de leurs interactions. Le concept du « coping » peut-être rapproché de celui de « résilience » (Redl, 1969 ; Bowlby, 1978 ; Cyrulnik, 2003 ; Cyrulnik et Seron, 2004 ; Cyrulnik, 2006) qui signifie rebondir, résister, être solide.

Le concept du « coping » (R.S. Lazarus, 1966, 1970) désigne la manière dont une personne réagit en fonction d’une situation perçue comme stressante, menaçante, à laquelle elle doit faire face. Le « coping » est défini comme l'ensemble des efforts cognitifs et comportementaux que déploie l'individu pour répondre à des demandes internes et/ou externes spécifiques, évaluées comme très fortes et dépassant ses ressources adaptatives (Lazarus et Saunier, 1978 ; Cohen et Lazarus, 1979 ; Lazarus et Folkman, 1984). Il est généralement fait référence à ce concept pour désigner les stratégies d’adaptation en situation de stress. Mais, d’une façon générale, dans le champ du management, le « coping » doit être élargi à toutes les situations aversives générant une incertitude ou une tension forte, et tout particulièrement une anxiété de performance dans le cadre de la réalisation des objectifs. Il doit être considéré du point de vue des adaptations réalisées, mais aussi du point de vue des mécanismes de défenses mis en œuvre, de la souffrance engendrée et son impact. Différentes stratégies sont observées, selon qu’elles sont orientées vers la résolution d’un problème (engagement), vers la régulation d’un trouble émotionnel, vers la vigilance, vers l’évitement ou vers le désengagement, caractérisant des styles défensifs.

Il s’agit de considérer ce que Freud (1926) a appelé la lutte du Moi visant à mobiliser les ressources de défenses, conscientes, inconscientes, fonctionnelles ou (et) dysfonctionnelles, parfois archaïques, dont chaque personne dispose dans son répertoire. Ces mécanismes sont généralement rigides, et sont soutenus par les conflits intrapsychiques. Il ne s’agit pas cependant de confondre « coping » et « défenses ». Le « coping » concerne les stratégies, en regard des mécanismes de défenses mobilisées consciemment et/ou inconsciemment ; il a pour objet de trouver des solutions qui vont contribuer à maintenir l’angoisse à un niveau supportable, lesquelles permettent de maîtriser, de réduire ou de supporter les difficultés, de canaliser les émotions, de réduire le ressentiment. Les défenses visent la négation. Elles sont dispositionnelles ; elles ont vocation à réduire les conflits intrapsychiques, de protéger le sujet contre les exigences pulsionnelles (S. Freud, 1894 ; A. Freud, 1936). Mais, leur échec est toujours préoccupant, car il peut engendrer des pathologies, et conduire à la construction de représentations falsifiées de la réalité. Certaines d’entre-elles, dites défenses adaptatives, sont à considérer plus particulièrement – l’anticipation, la répression – comparativement à d’autres (déni, dénégation, rejet, désavœu…). Les principales défenses à l’œuvre en situation de management sont les défenses névrotiques et les défenses matures (sublimation, répression, anticipation, humour) ([1]).

Le « coping » est à appréhender en fonction de ses déterminants et de l’efficacité de la solution possible. On distingue les déterminants personnels (également appelées dispositionnels) liés aux caractéristiques de  la personnalité et aux antécédents psychosociaux, et les déterminants contextuels (également appelés transactionnels) à appréhender selon qu’ils concernent une personne ou un collectif. Les acteurs vont déterminer la stratégie selon que l’évènement est contrôlable ou non, et en fonction de l’évaluation de la situation. Dans le cas d’un collectif, il y a évidemment le problème à surmonter diversement pour chacun, mais également les stratégies d’acteurs en regard des coopérations, des alliances, des collusions générées.

 

La Journée de Recherche accueille des communications ouvertes sur le plan disciplinaire (interdisciplinaire, transdiciplinaire), attendu que la démarche épistémique de l’I.P&M croise les connaissances dans le champ Psychanalyse & Management. Elle tient compte des apports ou des éclairages d’autres disciplines (psychologie, psychopathologie, sociologie, anthropologie, philosophie,  sémiologie et linguistique…) et des modes d’intervention au sein des organisations (clinique, recherche-action, recherche-intervention…).

Informations complémentaires :  Télécharger l'appel à communication

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Publications, Normes de présentation

Organisation : Comité d'organisation, Comité scientifique

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[1] NB : Dans littérature anglo-saxonne, il n’est pas fait la différence entre les défenses et le « coping ». C’est pourquoi, nous fournissons quelques éléments d’explicitation.

 

                              


      

  

 

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